Élection présidentielle française
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11 & 25 avril 2027*
Pour uneFrance belgeet vice et versa.
3,7 millions de francophones. 16 901 km². Une frontière de 620 km.
Un seul candidat propose de la déplacer — par référendum, par traité,
et sans un seul soldat.
Pour une France belge et vice et versa5 provinces, 5 départements620 km de frontière à effacerNamur, chef-lieu du 99Le 97 reste réservé à l’outre-mer16 901 km² de plusWaterloo rentre à la maisonUn référendum, un traité, une loi organiquePour une France belge et vice et versa5 provinces, 5 départements620 km de frontière à effacerNamur, chef-lieu du 99Le 97 reste réservé à l’outre-mer16 901 km² de plusWaterloo rentre à la maisonUn référendum, un traité, une loi organique
01
Le cap
Une campagne présidentielle sert à poser une question que personne ne pose.
En voici une : pourquoi la France s’arrête-t-elle là ?
Deux drapeaux, un seul vent. C’est à peu près tout ce que ce programme
demande de comprendre.
Le constat
Il existe, au nord-est de la France, un territoire de 3,7 millions d’habitants
dont la langue officielle est le français, dont les enfants lisent les mêmes auteurs,
dont les adultes regardent les mêmes chaînes, et dont la frontière avec la République
n’est justifiée par aucun relief, aucun fleuve et aucune langue.
Elle est justifiée par un traité de 1839. Nous proposons d’en signer un autre.
La méthode
Un référendum d’autodétermination organisé en Wallonie. Un traité de réunion négocié
avec le Royaume de Belgique. Une loi organique d’intégration votée par le Parlement français.
Dans cet ordre, et dans aucun autre. Aucune étape ne peut précéder la précédente,
et la première appartient aux Wallons seuls.
Le résultat
La France passe de 68,6 à 72,3 millions d’habitants, et sa superficie
métropolitaine de 551 695 à 568 596 km². Elle est déjà le plus
grand État de l’Union européenne.
Elle le sera de 16 901 km² supplémentaires.
Cela ne règle aucun des problèmes de la France. Cela en ajoute même quelques-uns.
Mais cela agrandit le pays, ce qu’aucun autre programme ne propose.
Ce que la France gagne, en chiffres
Habitants
+ 3 700 000
Superficie
+ 16 901 km²
Départements
+ 5
Régions
+ 1
Députés
+ 31
Sénateurs
+ 19
Frontière supprimée
620 km
Coût humain
0
Sièges calculés au prorata de la représentation actuelle : 577 députés et 348 sénateurs
pour 68,6 millions d’habitants, soit un député pour 118 900 habitants et un sénateur pour 197 100.
Le chiffre exact relèvera d’une loi organique, donc d’un débat de trois ans.
La frontière, quelque part entre Givet et BeauraingSix cent vingt kilomètres de ligne théorique. Aucun relief, aucun fleuve, aucune langue.
02
Le programme
Douze mesures, du référendum d’autodétermination au statut de la gaufre.
Chacune est datée, chiffrée et opposable.
01InstitutionsLe référendum d’autodéterminationOrganisé en Wallonie dans les six mois suivant l’élection, sous contrôle international. Une question, une majorité simple, aucun seuil de participation.
L’article 53 de la Constitution française dispose que « nulle cession, nul échange, nulle adjonction de territoire n’est valable sans le consentement des populations intéressées ». Le texte existe depuis 1958. Il a servi pour des départs. Il n’a jamais servi pour une arrivée.
La question posée sera unique et sans sous-question : « Voulez-vous que la Wallonie quitte le Royaume de Belgique et rejoigne la République française ? » Oui, non. Pas de troisième case, pas de préambule de quatre pages, pas de traité de trois cents pages annexé au bulletin et que personne ne lira.
En cas de « non », la campagne s’arrête là, et c’est très bien ainsi. C’est la seule mesure de ce programme dont l’échec est prévu, budgété et accepté d’avance.
02InstitutionsLe traité de réunionNégocié avec le Royaume de Belgique — ou avec ce qu’il en restera. Dette répartie au prorata. Ratification par les deux parlements. Dix-huit mois.
La dette publique belge est répartie au prorata de la population, soit 31,3 % pour la Wallonie, qui compte 3,7 des 11,8 millions d’habitants du Royaume. Il s’agit d’une opération strictement comptable.
Elle sera néanmoins présentée comme une trahison par les uns, comme une aubaine par les autres, et comme un scandale par les deux à quinze jours d’intervalle.
Les engagements internationaux de la Belgique qui concernent le territoire wallon sont repris par la France ; ceux qui ne le concernent pas ne le sont pas. Cette phrase, apparemment banale, occupera à elle seule environ quatorze des dix-huit mois de négociation.
03InstitutionsLa loi organique d’intégrationCinq départements, une région, 31 députés, 19 sénateurs. Entrée en vigueur au 1er janvier 2029.
Le Parlement de Wallonie devient conseil régional. Ses élus deviennent conseillers régionaux, ce qui ne modifiera ni leurs horaires, ni leur bâtiment, ni — soyons honnêtes — leur influence réelle.
Les communes wallonnes deviennent des communes françaises. Elles conservent leur nom, leurs limites et leurs conseils ; les bourgmestres prennent le titre de maire. Certains y verront une promotion, d’autres une rétrogradation. Les deux auront tort.
Le droit belge applicable en Wallonie reste en vigueur pendant une période transitoire de cinq ans — le temps que l’administration française constate qu’une partie de ce droit fonctionne mieux que le sien, et décide, comme toujours, de ne pas le garder.
04TerritoireCinq provinces, cinq départementsNumérotés 96, 98, 99, 100 et 101. Le 97 reste réservé à l’outre-mer.
Les cinq provinces wallonnes deviennent cinq départements sans modification de leurs limites. Aucun redécoupage : redécouper un territoire le jour même où on l’accueille est la meilleure façon de le reperdre.
La province de Luxembourg est renommée Ardenne. Deux raisons : éviter tout incident diplomatique avec le Grand-Duché, et éviter qu’un automobiliste français lisant « 101 — Luxembourg » sur une plaque ne croie à une erreur d’impression.
Le numéro 97 n’est pas attribué : il reste réservé à l’outre-mer, et l’outre-mer ne se bouscule pas pour céder sa place.
05TerritoireNamur, préfecture de régionLa Région wallonne devient une région française. Namur garde ses institutions et récupère un préfet.
Namur dispose d’un parlement, d’un gouvernement, d’une citadelle et d’un téléphérique. Elle conservera les quatre.
La préfecture s’installera dans un bâtiment existant. Il est hors de question de construire quoi que ce soit : la Wallonie possède déjà bien assez de mètres carrés administratifs par habitant, et c’est précisément l’une des choses que la France saura apprécier.
La région française portera le nom de Wallonie. Il n’y aura pas de consultation citoyenne pour en choisir un autre, pas de comité de dénomination, pas de nom composé de quatre régions accolées par des traits d’union. C’est, à ce jour, la mesure la plus révolutionnaire de ce programme.
06TerritoireLa frontière de 620 km est suppriméeElle passait entre Maubeuge et Erquelinnes, entre Givet et Beauraing. Elle ne passera plus nulle part.
Givet, dans les Ardennes françaises, est enfoncée dans la Belgique sur trois côtés. Ses habitants quittent le territoire national pour aller au supermarché et y reviennent pour aller à la poste. Cette situation cesse.
Les travailleurs frontaliers — plusieurs dizaines de milliers dans les deux sens — cessent de remplir des formulaires dont l’unique fonction était d’exister.
Aucun poste-frontière ne sera démantelé, pour la raison qu’il n’en reste aucun depuis 1995. La frontière franco-belge est déjà une ligne théorique. Nous proposons simplement d’aller au bout de la théorie.
07Vie quotidienneLa SNCB rejoint la SNCFLes retards seront enfin harmonisés à l’échelle nationale.
Un usager retardé à Namur pourra, pour la première fois, se plaindre dans la même langue administrative qu’un usager retardé à Amiens. C’est ce qu’on appelle la convergence des services publics.
Objectif affiché : Paris–Namur en 1 h 40. Objectif réel : Paris–Namur sans changer à Bruxelles-Midi, ce qui constituerait déjà, en soi, un progrès de civilisation.
La ligne Charleroi–Erquelinnes–Jeumont, qui relie depuis toujours deux réseaux se tournant poliment le dos, redevient une ligne intérieure. Les deux réseaux continueront de se tourner le dos, mais à l’intérieur du même pays, ce qui est plus confortable pour tout le monde.
08Vie quotidienneLe CESS devient le baccalauréatReconnaissance automatique des diplômes. Les quotas de non-résidents en médecine et en kinésithérapie deviennent sans objet.
Depuis une vingtaine d’années, les universités belges limitent l’accès de certaines filières aux étudiants non résidents. Cette limitation vise, dans les faits, des étudiants français.
La manière la plus simple de supprimer un quota visant les Français est de ne plus avoir de Français à qui l’appliquer. On ne met pas de quota sur ses propres nationaux.
Le problème disparaît sans qu’aucune des deux parties n’ait eu à céder quoi que ce soit. C’est la définition même d’une bonne négociation, et accessoirement la seule que ce programme réussira du premier coup.
09Vie quotidienneLes titres-repas passent au format françaisHuit pour cent de frais à l’émission, 3,8 % prélevés au commerçant, une date de péremption. Remplacés par un système présentant exactement les mêmes défauts, mais en français.
Le titre-repas belge est un produit financier déguisé en avantage social : émis contre commission, prélevé une seconde fois chez le commerçant, et périmable.
Le titre-restaurant français est un produit financier déguisé en avantage social : émis contre commission, prélevé une seconde fois chez le commerçant, et périmable.
Cette mesure ne constitue donc pas un progrès. Elle constitue une harmonisation. C’est toute la différence entre faire de la politique et améliorer la vie des gens, et il fallait bien que ce programme finisse par l’admettre quelque part.
10Culture & mémoireSpa-Francorchamps devient le deuxième Grand Prix de FranceLe calendrier de la Formule 1 comptera deux Grands Prix français et zéro Grand Prix belge. Opération à somme nulle pour la FIA, gain net pour la République.
Le circuit s’étend sur les communes de Stavelot et de Malmedy, province de Liège, futur département 100. Le Raidillon de l’Eau Rouge devient, par le seul effet d’un traité international, un monument national français.
La France a passé plusieurs saisons récentes sans Grand Prix sur son sol. Elle en aura deux. C’est ce qu’on appelle rattraper son retard par le haut.
Aucune modification du tracé n’est prévue. On n’annexe pas une courbe pour la redresser.
11Culture & mémoireWaterloo réintègre le territoire nationalLa commune, le champ de bataille et la Butte du Lion reviennent dans la République. Nous n’avons pas l’intention de les reperdre.
Waterloo se situe en Brabant wallon, futur département 98, à une vingtaine de kilomètres de Bruxelles. La commune abrite une butte artificielle de 43 mètres surmontée d’un lion de fonte qui, depuis 1826, regarde vers la France.
Le lion sera maintenu en l’état et dans son orientation actuelle. Il aura changé de camp sans bouger d’un centimètre, ce qui, dans l’histoire de ce territoire, relève moins de l’exception que de la méthode.
Le 18 juin conservera en France la signification qu’il y a acquise en 1940. Il en acquerra une seconde, plus ancienne et nettement moins agréable. Les deux figureront sur la même plaque, et ce sera très bien ainsi.
12Culture & mémoireUn seul coqLe coq wallon et le coq gaulois fusionnent. La gaufre de Liège entre au patrimoine gastronomique français, ce qui constituera notre première annexion réellement contestée.
Le coq hardi wallon, rouge sur fond jaune, lève la patte. Le coq gaulois, lui, ne lève rien du tout. La fusion se fera au bénéfice du premier : dans une République, on préfère un coq qui avance.
La friterie fait en Belgique l’objet d’une reconnaissance patrimoniale que la France n’a jamais songé à accorder à quoi que ce soit de frit. Cette reconnaissance est reprise telle quelle, sans changer une seule pomme de terre.
Sur la gaufre de Liège, en revanche, nous nous attendons à une résistance sérieuse, organisée et probablement armée de fers à gaufres. Nous la comprenons. Nous ne céderons pas.
Un traité de réunion ne se limite pas à des frontières et à de la dette. Il faut aussi
décider de ce qu’on mange, de comment on compte et de qui gagne le combat de saint Georges.
Voici les 50 dispositions d’harmonisation, numérotées à la suite
des douze mesures du programme.
À table
Quinze dispositions qui règlent, une fois pour toutes, ce que la République mange.
Art. 13
La friterie
Élevée au rang de service public de proximité : toute commune de plus de deux mille habitants devra en compter une. La double cuisson devient la norme opposable ; la cuisson unique reste tolérée à titre transitoire jusqu’en 2031.
Art. 14
La sauce andalouse
Reconnue sauce nationale au même titre que la béarnaise. Elle ne contient rien d’andalou, ce qui n’a jamais gêné personne et ne gênera personne.
Art. 15
Le chicon
La République tranche : le légume s’appelle chicon. « Endive » demeure autorisé dans les Hauts-de-France, pour des raisons historiques et sentimentales.
Art. 16
L’américain préparé
Servi cru, comme il se doit. Un avertissement sera apposé dans chaque brasserie : l’expérience montre qu’un Français commandant « un américain » s’attend à autre chose, et le découvre trop tard.
Art. 17
La mitraillette
Baguette, viande, frites, sauce. Classée au patrimoine nutritionnel d’urgence. Sa consommation reste autorisée après minuit dans les villes universitaires, et déconseillée partout ailleurs.
Art. 18
Les boulets à la liégeoise
Sauce lapin, au sirop de Liège, sans lapin. Le ministère de l’Agriculture renonce par avance à expliquer quoi que ce soit.
Art. 19
Les carbonnades et le waterzooi
Inscrits au répertoire des plats mijotés de la République. Au nord de la ligne Amiens–Charleville, la bière remplace le vin dans les cuissons. Au sud, chacun fait comme il l’entend.
Art. 20
La gaufre
Deux modèles reconnus : Liège, dense, au sucre perlé ; Bruxelles, rectangulaire et aérée. Toute confusion entre les deux sera traitée comme une faute lourde.
Art. 21
Le cuberdon
Le « nez de Namur » entre au patrimoine. Sa durée de conservation — trois semaines, pas une de plus — restera classée secret d’État.
Art. 22
Le speculoos
Devient la biscuiterie officielle du café servi dans les administrations. La France y gagnera en douceur ce qu’elle perdra en dignité.
Art. 23
Le pistolet du dimanche
Le petit pain rond remplace la baguette dans les boulangeries wallonnes le dimanche matin. La baguette conserve les six autres jours, ce qui reste un excellent traité.
Art. 24
Le fromage de Herve
AOP reprise en l’état. Son transport en TGV fera l’objet d’un arrêté spécifique, pris en urgence, après le premier incident.
Art. 25
Le jambon d’Ardenne et le pâté gaumais
Indications géographiques reprises telles quelles. Aucune renégociation : on n’annexe pas un territoire pour lui retirer ses appellations.
Art. 26
Les trappistes
Orval, Chimay et Rochefort deviennent les trois premières abbayes brassicoles françaises. Le classement mondial des bières s’en trouve durablement modifié. La France ne s’en excusera auprès de personne.
Art. 27
Le peket
Le genièvre liégeois rejoint les eaux-de-vie protégées. Sa consommation au petit-déjeuner demeure déconseillée sans être interdite, la nuance ayant son importance à Liège.
La langue
Dix dispositions qui, seules, justifieraient l’opération.
Art. 28
Septante et nonante
Adoptés sur l’ensemble du territoire, avec un délai de dix ans pour les régions récalcitrantes. « Octante », en revanche, n’est pas retenu : les Wallons eux-mêmes disent quatre-vingts, et personne n’a jamais su expliquer pourquoi. Cette incohérence est conservée en l’état, par respect.
Art. 29
Le GSM
Le téléphone portable s’appelle GSM. C’est plus court, plus précis, et cela fera gagner à la nation plusieurs heures de conversation par habitant et par an.
Art. 30
L’essuie et le torchon
L’essuie sèche le corps, le torchon lave le sol. La serpillière est abandonnée. Le ministère reconnaît que la transition sera douloureuse dans les deux sens.
Art. 31
Le kot
Le logement étudiant s’appelle kot. Le « studio meublé de vingt mètres carrés » disparaît des annonces, et avec lui une certaine hypocrisie immobilière.
Art. 32
La drache
Officialisée pour désigner la pluie brève et battante. Météo-France s’engage à l’employer, ce qui améliorera considérablement ses bulletins sans rien changer au temps.
Art. 33
Avoir bon
Entre dans le français standard. L’expression désigne un état de contentement tranquille pour lequel la langue française ne disposait, jusqu’ici, d’aucun mot — ce qui en dit long.
Art. 34
Tirer son plan
Se débrouiller seul, sans se plaindre. Adopté par l’administration, qui en fera immédiatement un usage immodéré.
Art. 35
Le bourgmestre
Devient maire, mais conserve son titre à l’oral pendant une génération. Personne ne dira « monsieur le maire » à Charleroi avant 2050, et la République n’insistera pas.
Art. 36
L’athénée, la rhéto, le blocus
L’athénée devient lycée et la rhéto devient terminale. En échange, la France adopte le blocus : trois semaines de révisions sans cours, sans stage et sans excuse.
Art. 37
La farde
Le classeur s’appelle farde. C’est la seule disposition de ce programme dont l’utilité soit strictement nulle, et nous y tenons plus qu’à toutes les autres.
Les fêtes et le calendrier
Huit dispositions qui ajoutent des jours de fête sans en retirer aucun.
Art. 38
Saint-Nicolas, le 6 décembre
Jour de fête pour les enfants sur l’ensemble du territoire. Le Père Noël conserve le 25. Les deux systèmes coexisteront, à l’avantage évident des enfants — les seuls, d’ailleurs, à ne pas s’en plaindre.
Art. 39
Le Carnaval de Binche
Les Gilles, leurs sabots, leurs chapeaux de plumes et leurs oranges rejoignent le patrimoine national. Un Gille ne quitte pas Binche le jour du Mardi gras : la République s’engage à ne jamais lui demander pourquoi.
Art. 40
La Ducasse de Mons
Le Doudou, le combat dit Lumeçon et la descente de la châsse deviennent une fête nationale locale. L’État se porte garant du résultat : saint Georges gagne. Il gagne depuis 1349. Il continuera.
Art. 41
Les Marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse
Plusieurs milliers d’hommes en uniformes napoléoniens défilent chaque année, au son du tambour, dans les villages wallons. La République n’a strictement rien à redire à cela.
Art. 42
Le Laetare de Stavelot
Les Blancs Moussis, vessies de porc comprises, entrent au patrimoine. Aucune explication ne sera fournie au reste du pays, qui n’en demandait pas.
Art. 43
Le Cwarmê de Malmedy
Carnaval wallon aux portes de la Communauté germanophone : le seul moment du calendrier où trois identités se superposent sans que personne ne se batte. Maintenu à l’identique, comme modèle.
Art. 44
Les Fêtes de Wallonie
Troisième week-end de septembre, à Namur. Conservées sous ce nom dans une France dont la Wallonie est un morceau. Le comité d’organisation a déjà prévenu qu’il ne changerait rien.
Art. 45
La kermesse et la ducasse
Les deux mots sont conservés, avec leurs frontières d’usage actuelles, qui ne correspondent à rien de connu et que nul n’a jamais cartographiées.
La bande dessinée, l’écran et la scène
Neuf dispositions dont la France sortira culturellement gagnante, et elle le sait.
Art. 46
L’école de Marcinelle
Le journal Spirou est publié depuis 1938 à Marcinelle, futur département 96. Gaston Lagaffe, Boule et Bill et les Schtroumpfs y ont été imprimés avant d’être français. La France cesse de revendiquer le neuvième art : elle l’obtient.
Art. 47
Le Musée Hergé
Louvain-la-Neuve, Brabant wallon, futur département 98. Tintin devient français par voie de traité — ce que quatre-vingt-dix ans de bonne volonté éditoriale n’avaient jamais réussi à obtenir.
Art. 48
Les frères Dardenne
Seraing, province de Liège. Deux Palmes d’or, à vingt kilomètres de la frontière actuelle. Elles deviennent françaises. Nous n’en tirerons aucune gloire — ou très peu.
Art. 49
Benoît Poelvoorde
Né à Namur. Devient acteur français, ce qu’il est déjà à peu près intégralement depuis 1997. La disposition ne fait que régulariser une situation de fait.
Art. 50
Strip-tease
L’émission reprend sur le service public, avec le même générique et la même absence totale de commentaire. C’est, à ce jour, la disposition la plus utile de tout ce programme.
Art. 51
Jacques Brel
Bruxellois, donc hors périmètre. Nous le mentionnons quand même, parce qu’il aurait détesté ce projet et que cela méritait d’être écrit noir sur blanc.
Art. 52
Le Standard et le Sporting
Le Standard de Liège et le Sporting de Charleroi rejoignent le championnat de France. Sclessin, un soir de match européen, devient un problème français. Nous l’assumons pleinement.
Art. 53
Les Francofolies de Spa
Maintenues, mêmes dates, même programmation. Le mot « francofolies » cesse d’être une revendication pour devenir une simple description géographique.
Art. 54
Le Bois du Cazier et les ascenseurs du Canal du Centre
Deux sites inscrits à l’UNESCO changent de pays sans changer de place. Le premier rappelle qu’en 1956, deux cent soixante-deux mineurs sont morts à Marcinelle, dont cent trente-six Italiens. Il sera entretenu comme un lieu français, parce qu’il l’était déjà un peu.
La vie de tous les jours
Huit dispositions dont deux, il faut le reconnaître, se font au bénéfice de la Belgique.
Art. 55
La brique dans le ventre
Le droit de construire sa maison quatre façades est maintenu. La France apprendra à vivre avec, comme la Wallonie a appris à vivre avec ses lotissements.
Art. 56
Le permis à points
La Wallonie ne le connaît pas. Elle le découvrira. Une période d’adaptation de trois ans est prévue, ainsi qu’un dispositif d’écoute psychologique dans les cinq départements concernés.
Art. 57
Les sacs bleus
Le tri wallon, plus simple et plus ancien que la plupart des systèmes français, est étendu à l’ensemble du territoire. C’est la seule disposition où la France apprend quelque chose, et elle a été difficile à faire accepter.
Art. 58
L’éclairage des autoroutes
Longtemps visible depuis l’orbite basse, il a été en grande partie éteint. La France récupère donc des autoroutes sombres et un mythe intact. Elle gardera le mythe.
Art. 59
La priorité de droite
Maintenue à l’identique. Elle est déjà incomprise des deux côtés de la frontière : l’harmonisation était donc faite avant même d’être entreprise.
Art. 60
Le Ravel
Plus de mille kilomètres d’anciennes voies de chemin de fer et de chemins de halage deviennent le plus long réseau cyclable d’un seul tenant de la République. Aucun coup de pioche n’aura été nécessaire.
Art. 61
Durbuy
La « plus petite ville du monde » devient la plus petite ville de France. Le titre est contestable, contesté et parfaitement invérifiable. Il est maintenu.
Art. 62
Le Signal de Botrange
Six cent quatre-vingt-quatorze mètres, point culminant de la Belgique, futur toit du département 100. L’escalier de six marches construit en 1923 pour atteindre les sept cents mètres est conservé : un pays qui triche sur son altitude mérite d’être compris, pas corrigé.
Ces 50 dispositions figureront en annexe du traité de réunion.
Elles y occuperont quatorze pages sur trois cents, et seront les seules que la presse citera.
Le Hainaut, futur département 96Un million trois cent cinquante mille habitants, et deux montagnes construites à la main.
03
Les cinq futurs départements
Cinq provinces existantes, cinq départements, aucun redécoupage.
Les numéros 96, 98, 99, 100 et 101 sont libres. Le 97 ne l’est pas.
Schéma. Les positions relatives sont respectées, les formes ne le sont pas :
la Wallonie réelle est plus jolie et beaucoup moins rectangulaire.
Les cinq provinces wallonnes et leur future numérotation départementale
N°
Département
Chef-lieu
Habitants
Superficie
96
Hainaut Le plus peuplé. Charleroi, Mons, Tournai, La Louvière.
Mons
1 353 000
3 786 km²
98
Brabant wallon Le plus petit, le plus riche, et celui qui contient Waterloo.
Wavre
411 000
1 091 km²
99
Namur Chef-lieu du département et préfecture de la région.
Namur
500 000
3 675 km²
100
Liège Contient Spa-Francorchamps, le Signal de Botrange (694 m) et les neuf communes germanophones.
Liège
1 110 000
3 862 km²
101
Ardenne Anciennement province de Luxembourg. Le plus vaste, le moins peuplé.
Arlon
292 000
4 440 km²
Total
5 départements
3 666 000
16 854 km²
Populations arrondies au millier (Statbel). Le total des superficies provinciales
(16 854 km²) diffère de la superficie officielle de la Région wallonne
(16 901 km²) d’une quarantaine de kilomètres carrés. C’est exactement le genre de détail
qui occupera un service entier du ministère de l’Intérieur pendant deux ans, et nous
préférons le signaler tout de suite.
96 — HainautCharleroi, Mons, Tournai, La Louvière.98 — Brabant wallonWaterloo, et un lion qui regarde la France.100 — LiègeLe Signal de Botrange, 694 m, et ses six marches de triche.
Il suffira de changer le fondLes panneaux existent déjà. Les routes aussi. C’est la ligne entre les deux qui pose problème.
04
Le candidat
Un candidat qui n’a jamais été élu, qui n’a pas de parti, pas de financement
et pas encore la bonne nationalité. Le reste est solide.
Une salle communale, un pupitre, une ampoule. Le reste est du décor.
Je ne suis pas un homme politique. Je n’ai jamais été élu, je n’ai jamais été candidat,
et je n’ai pas l’intention de le rester plus longtemps qu’il ne faudra.
Je propose une seule chose, et je la propose sérieusement : qu’on pose la question aux Wallons.
On ne la leur a jamais posée. On leur a posé à peu près toutes les autres.
Né en Belgique. Domicilié à Namur — c’est-à-dire, à terme, en France.
Fonde Nordpresse en 2014, un journal satirique que plusieurs rédactions
professionnelles ont repris au premier degré. C’est à la fois un succès personnel
et un diagnostic collectif.
Devient formateur : désinformation, éducation aux médias, sécurité numérique,
intelligence artificielle. Intervient dans des écoles, des entreprises, des universités,
un parlement et une prison — dans cet ordre croissant d’attention du public,
ce qui devrait faire réfléchir au moins trois de ces cinq institutions.
Poursuivi pendant des années par un groupe de presse. Acquitté en mars 2026.
Sait donc précisément ce qu’est une procédure longue, ce qui sera utile
au moment de ratifier un traité.
Autodidacte, sans diplôme. Dans une campagne présidentielle, ce n’est pas un handicap :
c’est une économie sur la partie du débat consacrée aux titres.
Père d’un garçon qui pourrait, sans déménager, changer de nationalité avant sa majorité.
C’est le seul argument de ce programme qui soit réellement personnel.
Nationalité française
Pas encore. Dossier en cours d’instruction, comme celui de la Wallonie.
Mandats exercés
Aucun. C’est un choix, puis c’est devenu une position.
Parti
Aucun. Il n’y a rien à cotiser, rien à quitter, rien à trahir.
Financement
Aucun. Ce site ne collecte pas de dons et n’en collectera pas.
05
Le calendrier
De la collecte des parrainages à la première élection municipale française à Charleroi.
Cinq ans et demi, dont quatre passés en commission.
Sept. 2026 – mars 2027
Collecte des parrainages
Cinq cents signatures d’élus, dans trente départements au minimum. C’est l’étape à laquelle la quasi-totalité des candidatures s’arrête. Nous n’avons aucune raison de penser que la nôtre fera exception, et nous la tentons quand même.
Début mars 2027
Clôture et publication
Le Conseil constitutionnel arrête la liste des candidats et publie l’intégralité des parrainages reçus, nom par nom. Parrainer n’est pas soutenir : c’est autoriser un débat. La nuance mériterait d’être rappelée plus souvent.
11 avril 2027
Premier tour
Le seul jour du calendrier où l’avis de 48 millions d’électeurs pèse exactement le même poids.
25 avril 2027
Second tour
Deux candidats. Statistiquement, ce ne sera pas celui-ci.
Mai 2027
Passation des pouvoirs
Le mandat du président en exercice s’achève le 13 mai 2027. Le programme commence l’après-midi même, parce qu’il n’y a rien d’autre à faire un jour de passation.
Juin 2027
Ouverture des négociations
Premier rendez-vous à Bruxelles. Deuxième rendez-vous à déterminer, en fonction de l’ambiance du premier.
Novembre 2027
Référendum en Wallonie
Sous contrôle international. Une question, deux réponses possibles, et une seule qui intéresse ce site. L’autre sera respectée sans commentaire.
2028
Signature et ratification du traité
Deux parlements, deux votes, un nombre indéterminé de commissions. C’est l’année pendant laquelle il ne se passera rien de visible, et tout de décisif.
1er janvier 2029
Entrée en vigueur
Les cinq départements existent. Les panneaux changent, les plaques changent, les formulaires changent. Les gens, eux, ne bougent pas d’un mètre : c’est tout l’intérêt du procédé.
Mars 2032
Premières municipales françaises
À Namur, Liège, Charleroi et Mons. Le taux de participation sera commenté pendant vingt ans par des gens qui n’y étaient pas.
Une salle communale, la veilleAvant le premier tour, il y a huit mois de salles exactement comme celle-ci.
06
Il en manque 500
Avant le programme, avant le débat, avant même le bulletin, il y a un mur de papier.
Cinq cents signatures manuscrites. C’est là que meurent les candidatures,
et c’est très rarement raconté.
0sur 500
Compteur mis à jour à la main, à mesure des retours du Conseil constitutionnel.
Il affiche 0. Il est honnête.
500
signatures d’élus
Maires, députés, sénateurs, conseillers régionaux et départementaux, députés européens
élus en France, présidents d’intercommunalité… Environ 42 000 élus sont habilités
à présenter un candidat. Il en faut 500, soit un peu plus d’un sur cent.
30
départements minimum
Les parrainages doivent provenir d’au moins trente départements ou collectivités
d’outre-mer différents. Une candidature purement régionale est donc mathématiquement
impossible, ce qui, pour une campagne consacrée à une région, constitue un obstacle
que nous ne cherchons pas à minimiser.
50
maximum par département
Pas plus d’un dixième des 500 ne peut venir d’un même département. Autrement dit :
même si l’intégralité des maires des Ardennes signait, cela ne suffirait pas.
Nous les remercions par avance quand même.
Vous êtes élu·e ?
Parrainer n’est pas soutenir. C’est autoriser un débat. Votre nom sera publié
par le Conseil constitutionnel, avec ceux de tous les autres parrains,
et cette publicité est la raison pour laquelle si peu d’élus parrainent.
Si la question du rattachement de la Wallonie vous paraît mériter d’être posée
devant 48 millions d’électeurs — même pour y répondre non —, laissez vos coordonnées.
Le formulaire officiel vous sera adressé par le Conseil constitutionnel, jamais par nous.
07
Signer le soutien
Ce n’est pas une pétition officielle, cela n’a aucune valeur juridique, et cela ne vous
engage à rien. C’est un compteur. Sa seule fonction est de rendre visible une question
que personne n’ose poser à voix haute.
55signatures à ce jour
Aucun don. Ce site n’en collecte pas et n’en collectera pas.
Aucune revente. Votre adresse ne part chez personne.
Aucune publication. Les noms des signataires restent privés.
Un clic pour partir. Un lien de désinscription dans chaque message.
Vous pouvez signer si vous êtes wallon, français, flamand, bruxellois ou aucun des quatre.
Le référendum, lui, ne concernera que les Wallons — c’est la seule chose sur laquelle
ce programme ne transigera jamais.
Votre carte de soutien
Mettez votre commune sur une affiche et postez-la. C’est gratuit, ça ne prend
pas trois secondes, et ça rend la chose beaucoup plus difficile à ignorer.
L’image est générée dans votre navigateur. Rien n’est envoyé au serveur.
08
Le kit militant
Tout est libre d’usage, y compris contre nous. C’est le principe d’une campagne
qui veut ouvrir un débat : elle fournit aussi les munitions de l’autre camp.
L’affiche A3
Le format qui tient sur une vitrine de friterie. Fournie en PNG haute définition et en SVG vectoriel pour l’imprimeur.
Six heures du matin, quelque part en ArdenneUn kit militant qui reste sur un serveur ne sert à rien. Celui-ci s’imprime.
09
Questions fréquentes
Les onze objections que l’on nous oppose, dans l’ordre où on nous les oppose.
Aucune n’a été écartée, y compris celles auxquelles nous répondons mal.
Les dates des 11 et 25 avril 2027 sont-elles certaines ?
Non. Le décret de convocation des électeurs n’est pas encore publié.
Le mandat du président en exercice s’achève le 13 mai 2027, et l’article 7 de la Constitution impose que l’élection se tienne entre vingt et trente-cinq jours avant cette échéance. Cela laisse exactement deux dimanches possibles pour le premier tour : le 11 et le 18 avril 2027.
Nous avons retenu le premier. Si le décret retient le second, ce site aura sept jours de retard — ce qui restera, de loin, son moindre défaut.
Est-ce que c’est légal ?
Du côté français, oui, et le texte est plus explicite qu’on ne l’imagine. L’article 53 de la Constitution prévoit noir sur blanc l’« adjonction de territoire », sous réserve du consentement des populations intéressées. Le mot est écrit. Il n’a simplement jamais servi dans ce sens depuis 1958.
Du côté belge, l’article 7 de la Constitution dispose que les limites de l’État ne peuvent être changées ou rectifiées qu’en vertu d’une loi. Une loi : pas une révolution, pas un référendum unilatéral, pas une déclaration sur un balcon. Un vote au Parlement fédéral.
C’est à la fois beaucoup plus simple et infiniment plus difficile que ce que tout le monde imagine.
Vous êtes belge. Pouvez-vous être candidat à la présidence française ?
Non, et ce n’est pas un détail de procédure.
Pour être candidat à la présidence de la République française, il faut être français, être inscrit sur une liste électorale et jouir de ses droits civils et politiques. Je remplis la troisième condition.
J’ai donc déposé une demande de naturalisation. Le dossier est en cours d’instruction. Comme celui de la Wallonie.
Et la Flandre ?
La Flandre dispose depuis longtemps d’un projet politique clair, ancien et parfaitement articulé. Nous lui souhaitons sincèrement de le mener à bien. Nous serons ses premiers voisins et, selon toute vraisemblance, ses meilleurs clients.
Ce programme ne se fait pas contre la Flandre. Il va, au contraire, dans le sens de ce qu’une partie de la Flandre demande depuis quarante ans. C’est ce qui le rend difficile à combattre. C’est aussi ce qui devrait inquiéter tout le monde.
Et Bruxelles ?
C’est le point faible du projet, et nous ne le dissimulons pas.
Bruxelles, c’est dix-neuf communes, environ 1,2 million d’habitants, une très large majorité francophone, la capitale de l’Union européenne — et aucune frontière commune avec la Wallonie. La région est entièrement enclavée dans la Flandre.
La proposition est un statut de district européen, sur le modèle de Washington. Toute autre solution supposerait un couloir territorial, c’est-à-dire une carte que personne, sur aucun des trois territoires concernés, n’a la moindre envie de dessiner.
Et le Roi ?
Sa Majesté conserve son titre, ses décorations et l’intégralité de son domaine privé. La République française n’a pas vocation à priver qui que ce soit de son mobilier.
Ce point ne figure pas dans le traité, pour des raisons protocolaires. Il figure ici parce que c’est la première question que tout le monde pose — avant même celle de la dette.
Et la dette belge ?
Répartie au prorata de la population : 31,3 % pour la Wallonie. C’est une opération comptable, pas un jugement moral.
Elle sera néanmoins commentée comme un jugement moral par l’ensemble des parties concernées, ce qui est le propre des opérations comptables entre voisins.
Et les germanophones ?
Les neuf communes de la Communauté germanophone — environ 78 000 habitants, autour d’Eupen et de Saint-Vith — conservent l’intégralité de leurs droits linguistiques, leur parlement, leurs écoles et leur administration.
La France a une longue expérience des territoires qui parlent autre chose que le français, et une jurisprudence abondante sur la manière de s’y prendre mal. Nous comptons nous en servir dans l’autre sens.
Les Wallons sont-ils seulement d’accord ?
On n’en sait rien. C’est très exactement l’objet du référendum.
Le rattachisme existe depuis le XIXe siècle, il a un parti en Belgique et des relais en France, et il n’a jamais franchi le seuil de l’anecdote électorale. Les enquêtes d’opinion publiées depuis vingt ans donnent des fourchettes très larges, ce qui, en langage d’institut de sondage, signifie qu’on n’en sait rien.
Poser la question est la seule manière d’obtenir une réponse. C’est aussi, statistiquement, le meilleur moyen de perdre. Nous l’assumons : une campagne qui refuse de poser la question qu’elle prétend défendre n’est pas une campagne, c’est une posture.
Combien ça coûte ?
Moins qu’une ligne à grande vitesse. Plus qu’un rond-point. Entre les deux, il subsiste une fourchette que nous ne prétendrons pas resserrer avant d’avoir vu le premier document comptable belge.
Tout candidat qui vous annonce un chiffre précis pour une opération qui n’a jamais eu lieu vous ment — y compris lorsqu’il a raison.
Bon. Est-ce que tout ceci est sérieux ?
Le rattachement de la Wallonie à la France est une idée réelle. Elle porte un nom — le rattachisme —, elle a un parti, des militants, des colloques et une histoire qui remonte au XIXe siècle. Ce qui est nouveau, ce n’est pas l’idée. C’est qu’elle ait un site.
Tous les faits cités ici sont vérifiables : l’article 53 de la Constitution française, l’article 7 de la Constitution belge, les 620 kilomètres de frontière, les 16 901 km², les cinq provinces, les 500 parrainages, les 42 000 élus habilités. Vérifiez-les. C’est même vivement recommandé, et pas seulement sur ce site.
Cette campagne ne collecte aucun don, ne dispose d’aucun compte de campagne et n’est affiliée à aucun parti, en France comme en Belgique. Elle ne demande qu’une chose : que la question soit posée.
Le reste — la faisabilité, le calendrier, la gaufre — se discute. C’est précisément à cela que sert une campagne.
Une question qui n’y figure pas ?
vincent@vincentflibustier.com.
Les réponses sont ajoutées ici, pas envoyées en privé : c’est plus honnête et cela fait gagner du temps à tout le monde.